Ecologie 13 février

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“Dans l’immédiat faisons comme si rien ne changeait”.

C’est à peu près le niveau de réflexion des dirigeants américains mais aussi de beaucoup de responsables agricoles, industriels, économiques tant chaque jour on apprend un détricotage des mesures décidées depuis deux ou trois décennies afin de lutter contre le réchauffement climatique. Trump abroge une loi votée sous Obama qui contraignait (un peu) les industries fossiles. C’est une mesure qui fait suite à toutes les déclarations des dirigeants US allant à l’encontre des études scientifiques, des analyses d’experts climatologues, des grandes recherches en matière de protection des sols et de l’air.

Mais qu’importe puisqu’il s’agit de ne pas voir au delà du bout de son nez, au delà d’un mandat électoral. On retrouve cette même attitude en France concernant les pesticides avec l’entêtement du député Duplomb, avec les déclarations de la FNSEA ou la coordination rurale. En somme c’est un mouvement récessif, réactionnaire au sens propre du terme.

On sait (le On ce sont les scientifiques, chercheurs, auteurs de publications avérées) que la terre se réchauffe que cela suppose des changements en bord de mer, en terres alluvionnaires, que cela signifie des pluies torrentielles plus nombreuses, des écarts de températures menant à la fin. des glaciers du Nord...on sait tant de choses sur la disparition des oiseaux, la modification des géographies océaniques...mais c’est un temps long pensent les responsables élus de droite mais pas qu’eux !! On tire à peu sur les éoliennes, les panneaux voltaïques et l’on se cache derrière la fausse propreté des centrales nucléaires dont le besoin en eaux est énorme.

La météo, seule information scrutée partout, par tous, est pourtant édifiante en termes de sécheresses et de précipitations hiératiques, avec des tornades, des chutes de falaises, des morts ici et des dévastations plus loin (à Madagascar la ville de Tamatave est quasi rasée)...Mais on on continue. Peugeot refait des diesels, on multiplie les avions sans les taxer fortement, on augmente les tarifs des trains ce qui ne peut qu’inciter à re prendre sa voiture...le développement des Data système extrêmement gourmand en électricité n’arrange rien.

Et les discours électoraux municipaux n’encouragent guère à la sagesse écologique...Cette obsession de l’immédiat, de donner satisfaction tout de suite aux lobbys les plus habiles, les plus riches, les mieux organisés à Bruxelles détruit aussi sûrement la planète à moyen terme que le dérèglement climatique.