Coupable 16 février

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Comme dans tous les récits de faits divers fussent ils les plus banaux ou les plus terribles, l’inflation de commentaires, de propos extérieurs, d’avis personnels, de sentences définitives est effrayante par elle même. Seule la Justice en l’occurence, le procureur du parquet de Lyon concerné, est demeuré très en retrait des déferlantes sûres d’elles mêmes constatées dans les différents supports médias.

La mort tragique de Quentin (on se sert désormais d’un prénom pour en faire une cause, parions que d’ici peu beaucoup diront : Je suis Quentin!) demeure à l’instant où s’écrivent ces lignes, inexpliquée. Une enquête est en cours et toutes les supputations sont à considérer avec beaucoup de prudence. La mort d’un homme autorise ainsi une campagne politique aux relents nauséeux. Les Ultras des deux bords, droite gauche sont en cause. Une fois dit ceci quel raisonnement autorise par réplique à en faire un argument électoral envers la France Insoumise ?

Nous vivons, sans doute sous le poids de l’extrême compétition médiatique, une période où il parait nécessaire à tous et à chacun s’il veut exister dans ce spectacle général, de donner un avis, de désigner un coupable dans l’immédiat. On a pourtant encore vu récemment comment il est possible de se tromper lourdement lorsque le ministre Barrot responsable des affaires étrangères, s’est cru dans l’obligation de demander la démission de Mme Albanese représentante de l’UE en s’appuyant sur des propos concernant la situation en Palestine qu’il n’avait pas vérifié. C’était inexact et Mme Albanèse attend des excuses.

Donc cet après midi à force de lire ici et là, en recherchant ailleurs, je ne suis pas suffisamment informé pour causer, pour désigner un coupable, aussi je demeure dans la tristesse d’une mort par lynchage point c’est tout. La vertu de se taire suppose de prendre le temps d’expliquer, d’apprendre. Toutes les lois d’émotions sont de mauvaises lois.