Casque ukrainien 12 février
Les règles à géométrie très variable du Comité Olympique international ont conduit à exclure un athlète de skeleton aux Jeux de Milan. Vladislav Heraskevych portait un casque gris réglementaire sauf que sur celui figuraient des visages et des noms d’athlètes olympiques ukrainiens tués par l’armée russe. Les arguments de la nouvelle directrice Kirsty Coventry n’ont pas suffit à convaincre l’ukrainien qui estime que c’est “le prix de notre dignité”. Pays envahi, pays bombardé par la Russie de Poutine l’Ukraine montre chaque jour son extraordinaire résistance. Sa participation aux Jeux Olympiques d’Hiver se comprendrait mal si celle ci ne s’accompagnait pas de signes politiques. Les Jeux ne sont plus une trêve. Les règles du CIO qui banissent toute action politique compétition peuvent se comprendre mais elles deviennent dérisoires voire absurdes alors qu’une guerre détruit une nation. De même peut on se poser la question de l’interdit mis envers la Russie alors qu’Israel à Gaza et en Cisjordanie fait le même genre d’invasion et de destruction d’un peuple en l’occurence le peuple palestinien. Deux poids, deux mesures.
En excluant Vladislav Heraskevych le CIO préféré son règlement intérieur au Droit international. Le sport peut il se tenir hors d’atteinte. Le souhait est louable mais il est inefficace dés lors que la loi du plus fort massacre un peuple. Les Jeux peuvent aussi être une caisse de résonance des préoccupations humaines. Les sportifs même les plus capés ne sont pas neutres. la neutralité est un mensonge. L’image olympique de la fraternité est sérieusement atteinte avec cette décision.