Trop 10 avril

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il y a plusieurs décennies qu’un certain René Dumont, l’homme vert au pull rouge, attirait l’attention générale sur le gaspillage. Les déchets, les nôtres sont immenses, dangereux, invasifs et polluants. Mais une fois jetées nos poubelles dans le grand bac jaune ou vert, tout s’oubli. Les montagnes de déchets sont entassés, parfois détruits , parfois brûlés, bref c’est un monde caché, dissimulé car évidemment voir ainsi s’accumuler des déchets plastiques, papiers, fer, gravats, et alimentaires ne fait pas plaisir, révèle nos propres conséquences de sur consommation.

Un sac de déchets non alimentaires est vite plein. c’est même effarant de constater le nombre d’emballages, de cartons, de sacs plastifiés dits dégradables, de ficelles, étiquettes…sans compter les canettes en métal et les tissus mélangés. L’abondance des déchets signe notre manière de vivre. Nous achetons, nous consommons et donc tout ce qui protège, emballe, maintient sous vide accompagne nos vies domestiques. En prendre conscience c’est nécessaire mais pas suffisant. Comment réduire nos déchets papiers ? Acheter en vrac ? pas toujours simple. Réutiliser certains emballages, difficiles, chercher toujours des emballages recyclables , possible.

C’est à la racine de nos manières de consommer qu’il faut sans aucun doute agir : éviter les aliments sous sachets, mettre dans son sac ou son cabas les légumes en évitant tout enveloppe plastifiée…maints petits gestes quotidiens pas automatiques qui réduiraient les déchets.

L’amoncellement de nos rejets se mesure également dans les déchetteries. Les lieux de dépôts se sont multipliés et c’est une bonne chose. peut être serait il intéressant de mieux préciser le tri afin de recycler certains objets jetés dans les containers. L’industrie du recyclage devrait être une préoccupation prioritaire et rentable.

il existe dans certains pays du Maghreb des lieux impressionnants de vente de vêtements, parfois neufs avec étiquette, venus de tous les pays occidentaux. Quelques uns trouveront preneurs pour peu d’argent mais le reste ? A l’évidence la production de vêtements qui inonde les magasins dans les pays riches est beaucoup trop importante. Nous achetons et consommons trop de vêtements sollicités, attirés par des ventes sous promo régulières. Trop de manteaux, de vestes, de pulls, de chaussures, trop et mal. La succession récente de dépôt de bilans de chaines de vêtements raconte aussi cet encombrement invraisemblable d’habits confectionnés et non vendus.

Et puis la surconsommation alimentaire, ce que nous ne mangeons pas, ce que nous mettons dans les poubelles en raison de pourrissement, d’achats en trop grande quantité…de quoi nourrir tant de personnes, souvent demeurant proches de chez nous, qui n’ont pas les moyens de manger à leur faim. Cette vérité de non redistribution équitable des richesses et des produits cultivés demeure pour moi une urgence, même si , c’est vrai, je le reconnais je ne suis pas exemplaire sur ce thème. Je fais des efforts…