Trois idées bonnes 12 avril
Un dimanche marathon, avec des milliers de dossards, des milliers de foulées plus ou moins longues, plus ou moins légères, rapides, régulières, plus ou moins capables d’en terminer avec ces quarante deux kilomètres de bitume parisien. C’est un vrai phénomène la course à pied citadine. Les marathons (et semi) rassemblent tant de participants, femmes, hommes, d’âges très éloignés, qu’il faut l’observer comme une manière de s’approprier le terrain urbain, d’ajouter à la vogue irrésistible du vélo, celle de la course, de l’entraînement régulier, d’une envie de respirer l’air sans être vicié. Et Paris sur ce point a bien. gagné son combat de qualité de l’air. C’était impressionnant cette foule en serpentin où les vainqueurs avaient tout le temps d’aller se doucher, se rhabiller, discuter avec des médias et reprendre le train ou la route pour revenir chez eux tandis que d’autres ahanaient, s’essoufflaient, s’épuisaient pour tenir, tenir et franchir la ligne d’arrivée…
Un dimanche à Saumur dans la douceur d’un bord de Loire où les demeures en tuffeau montrent des façades blanches, tranquilles, semblant issu d’un vieux film noir et blanc où les promeneurs vont à leur rythme gouter les bords de Loire ; Saumur et le salon du Livre et du Vin, où des auteurs autrices partagent le même lieu avec des vignerons. L’infini d’un vin et l’imaginaire du livre. Les lecteurs sont venus acheter, converser, découvrir des livres et des destins singuliers de femmes et d’hommes liés aux mots, à la création d’une oeuvre, d’un récit susceptible d’embarquer dans des histoires inventées. Nous avons aimé être de ces gens là et aimé rencontrer des amoureux des livres, ces objets indispensables à qui veut vivre libre.
Un dimanche avec le changement de pouvoir en Hongrie. Fin du régime Orban. Moscou perd un allié, l’Europe gagne une voix pour aider l’Ukraine et peut être donner à l’UE une perspective plus ouverte.