Tambouille 18 mars
Tambouille rime avec ratatouille sauf que le dictionnaire culturel d’Alain Rey définit la tambouille comme un plat grossier une cuisine médiocre. L’utilisation répétée du terme tambouille pour commenter les différentes opérations entre listes électorales est assez simpliste. Faute de chercher un mot juste pour englober les situations toutes singulières on glisse tambouille parce que ça sonne drôle, ironique. Faire de la tambouille en termes triviaux c’est improviser en cuisine un plat de dernière minute avec ce qui est trouvé dans le frigo. Cela ne veut pas dire que le repas sera mauvais...c’est juste un arrangement. La sonorité du mot tambouille est très négative. Elle permet au sentiment général largement répandu par le RN du Tous pourris de s’habiller autrement. Or une tambouille n’est pas une pourriture, juste un repas modeste, pauvre, vite fait et parfois correct à déguster.
Les accords électoraux entre les deux tours ont moins de quarante huit heures pour être conclus. C’est court et pas vraiment le temps d’une préparation minutieuse et savante.
Je me méfie de ces expressions ou vocabulaires à l’emporte pièce et généralisant des faits qui effectivement ne le sont pas tant les différences de situations et de votes sont grandes mais il est vrai que dans le flux média tambouille est à portée de bouches et non de la raison.