Son propre monde 12 mars
Le sort du monde est bien loin me dit il penché sur sa porte à repeindre. Il hausse vaguement les épaules et ajoute nous entrons dans les solitudes. L’homme est grand lecteur et ne cesse jamais d’ouvrir un livre et de le partager. Il cultive son savoir et heurte parfois des certitudes tant les livres sont là, bien là pour contredire souvent rumeurs et affirmations péremptoires.
Les histoires du monde regorgent d’exemples invraisemblables, inconnus, toujours si semblables à nos errances.
Chacun, chacune vit son propre monde et le tout fait une nuée de minuscules mondes de sentiments et ressentiments, de douleurs et de bonheurs passions. La vie si simple fait naître en nous des solitudes monstrueuses. Face aux pires choses humaines.
Peut être sommes nous entrés dans ce passage, cette anfractuosité d’un siècle où le côtoiement des dangers contraint aux repliements. La peur. Les grandes peurs s’emparent de populations déplacées, massacrées, auLiban, à Gaza, en Iran et en Ukraine...la fin du passage n’est pas écrite.
Dans un livre qu’il m’a prêté il est question de bienveillance, d’une envie d’empathie...cela m’a semblé naïf, mièvre et puis je m’y suis noyé...