Récupération 25 avril
Samedi, besoin de récupération. Ce mot n’est pas séduisant, cependant il traduit à la fois un manque et un besoin. Un manque de temps pour soi, pour mieux ressentir des fatigues comme des potentialités d’action. Un besoin évident de se remettre en phase avec ce que l’on appelle l’horloge biologique. L’activité humaine quotidienne via les trajets de transports, les journées de travail, le rythme des heures assises ou debout, les pauses inégales, l’alimentation peu conforme aux codes efficaces compte tenu d’un surcroît de pain, d’aliments décongelés notamment.
La récupération du samedi et/ou du dimanche est indispensable au bon fonctionnement de nos horloges personnelles respectives. Dormir, boire, manger, bouger, se reposer, faire marcher sa tête…Comme une montre réglée le corps obéit à quelques principes assez simples. Encore faut il avoir ce temps de récupération dés lors que l’on effectue des tâches pénibles. Aide soignants, caissières, livreurs, ouvriers du bâtiments, aide ménagères sont parmi les métiers les plus exposés, tout en étant les moins bien payés.
Samedi récupération observé depuis une petite ville du Var, sous un ciel magnifique de bleu soleil. Des parents présents autour d’un stade de football avec leurs enfants, des bénévoles, des femmes et des hommes qui occupent leur samedi en s’occupant des autres. La vie associative Française est riche de ces gens là, de cet état d’esprit là. L’esprit collectif, la prise en charge des autres oppose ainsi un démenti tranquille aux remarques sur le repli sur soi constaté dans les grands centres urbains.
Samedi récupération avec la possibilité de prolonger une conversation, une lecture, une séance de cinéma, un marché, un appel téléphonique…donner ainsi du sens à la vie hors travail. Le nombre de personnes retraitées augmente c’est un fait. Elles font vieillir le pays mais elles permettent aussi cette récupération des temps perdus où l’horloge était accaparée par l’activité industrieuse. Il y a dans cette partie de la population en bonne santé un gisement formidable d’actions collectives. Celles ci se constatent aussi bien dans le domaine culturel que sportif, dans les déplacements de groupes. Il y a sans doute encore mieux à entreprendre ensemble.
Samedi récupération plein de réflexions sur l’utilité. En quoi puis je être utile, là où je vis, là où je partage mes jours.