Mouvement du 22 mars
Il y a 58 ans , un vendredi 22 mars à l’Université de Nanterre un mouvement de spontanéistes, situationnistes, trotskiste et autres gauchistes non encartés fort d’environ 140 membres manifeste pour protester contre l’arrestation d’étudiants ayant protestés contre la guerre au Vietnam ! Parmi ces étudiants Daniel Cohn Bendit. Sans certitude il est admis que ce mouvement fut le signe déclencheur de Mai 68. Ce mouvement dit du 22 mars demeure une sorte de mythe pour les détracteurs comme pour les nostalgiques. IL marque le début d’occupations de bâtiments administratifs universitaires, d’assemblées générales où il était interdit d’interdire. Les paroles de révolution (plus sociale que sociale) font demeurer restreinte à Nanterre (et à quelques lieux étudiants parisiens) pendant plusieurs semaines. La parole justement était la première arme de ces hommes (peu de femmes dans un premier temps) qui entendaient contester l’ordre policier imposé par De Gaulle et son ministre Raymond Marcellin. Ce 22 mars il ne faisait pas peur au régime. L’ampleur du mouvement se ferait plus tard, petit à petit, gagnant des universités en province (Grenoble, Lyon, etc) mais les syndicats ouvriers ne voyaient pas d’un bon oeil cette agitation étudiante. Mais c’est une autre histoire assez longue et complexe puisqu’elle va durablement modifier la société française. Le gauchisme ainsi qualifié nait peu à peu, attirant les jeunes étudiants, effrayant la bourgeoisie catholique notamment. Le gauchisme reste aujourd’hui une expression négative dans les allées tortueuses du pouvoir politique conservateur.
Aujourd’hui, dimanche de vote municipal le souvenir de ce 22 mars est quasi effacé. Les Insoumis ont pris la place de ceux qui font peur ou de ceux qui offre une vision radicale. La lecture de notre histoire contemporaine suppose toujours de relire les pages précédentes, de prendre ainsi le recul nécessaire pour tenter d’émettre quelques réflexions ayant du sens.