Jardin des Plantes 19 avril

Partager

Le Jardin des Plantes à Paris. Un dimanche de chaleur douce, des besoins irrépressibles de campagne, d’arbres, de verdures et une longue promenade dans ce Jardin où des pavots de couleurs or sont joyeusement dressés en des allées éclatantes. La visite des serres tropicales permet de découvrir ou re découvrir ces arbres étranges que sont les fougères étoilées, hautes, sorte de girafes naturelles déployant des corolles fines, broderies végétales allant vers le toit de la verrière dans une atmosphère d’humidité bienvenue. Et puis tout le jardin et ses arbres impassibles, royaux plantés au milieu du 18 eme siècle, survivants en majesté à toutes les avanies de l’Histoire.

Un voyage de beautés muettes mais tellement bavardes dans de multiples développements. De ce Jardin des Plantes à Paris, mais il y en a un peu partout dans les grandes villes françaises, on revient plein de sérénité. C’est ainsi que la Nature sauve les populations malmenées, massacrées parfois. Les arbres demeurent. Ils sont les repères indispensables au déroulement de la courte durée des vies humaines. Evidences et truismes.

Mais pourquoi détruisons nous l’environnement aujourd’hui et sans sembler se poser la moindre question sur l’utilité du vivant arboricole, pourquoi rasons nous des terres, des forêts, des lieux qui racontent aussi ce qu’est la Vie !? L’absence de débat sur l’urgence écologique dans les bagarres minables des préparatifs électoraux est consternante. On ne peut se contenter de préserver des Jardins des Plantes. La priorité du monde vivant est de changer de mode de consommation, de transport, de production. L’enseignement de l’observation des arbres dans les villes (voir le Livre de Véronique Mure) est implacable : si nous voulons préserver l’existence humaine dans les décennies à venir c’est maintenant et pas demain qu’il faut profondément changer l’économie générale de la présence des femmes et des hommes sur terre.