Interview 26 mars

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Interroger à distance, en différé, un dirigeant étranger, via une double traduction est mission impossible. Et nul héros de cinéma ne pourrait faire mieux qu’un journaliste même expérimenté. Sauf à parler couramment le russe et à être en direct dans le même lieu il est constant que cet exercice est vain en terme de pertinence ou d’impertinence des questions. Il faut attendre (avec un décalage de temps) la réponse, comprendre la traduction toujours forcément hypothétique et puis enchainer avec les autres questions utiles, nécessaires et justes.

L’exercice ce soir mené par L Salamé sur la >2 avec le ministre russe Lavrov ne pouvait aboutir à un moment de vérité.

On a donc pu apprécier la roublardise et l’invraisemblance des réponses de Lavrov, fidèle de Poutine et forcément peu impressionné par l’interview. Croire en obtenant un ‘bon coup’ que l’on puisse exercer son métier alors que l’on est en liaison avec le ministre d’un dictateur est illusoire. Néanmoins il faut essayer. Et le journal de la 2 a eu raison de tenter ce coup média. Même si il n’en resort rien de vrai, rien de vraiment intéressant sauf la vue de cet homme qui ment le plus placidement possible…