Gendarme 1er mars

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C’est le gendarme qui me dérange, qui trouble mes réflexions, qui encombre l’analyse lucide. Le gendarme Trump est tout sauf un défenseur des droits de l’homme, les peuples l’ennuient, les oppositions politiques sont à ses yeux des fauteurs de troubles y compris sur son propre territoire aussi ne puis je vraiment me satisfaire des multiples interventions militaires américaines.

Cette fois il met à mort un tyran, soit, il décime les têtes des gardiens de la révolution auteurs de massacres terrifiants, soit mais quel est le monde que l’on veut bâtir ? Celui de la force absolue telle que la pratique Netanyahou, Poutine et Trump entre autres ou bien celui du droit, de la diplomatie, du multilatéralisme c’est à dire une marche en avant (chaotique évidemment si nos mémoires sont fidèles) mais elle poursuit le chemin des siècles avec ses erreurs, ses vastes crimes mais également ses avancées démocratiques. Kidnapper un dictateur, tuer un ayatollah cela n’est rien pour la puissance US. On peut s’en réjouir. C’est une courte, très courte vue qui peut entrainer des habitudes désastreuses dés lors que tel ou tel autocrate aura envie de s’emparer d’une richesse (lithium, pétrole par exemple) ou d’un territoire voisin...

Ce temps de guerre dans lequel nous sommes laisse libre cours aux pratiques militaires. Les populations civiles seront les victimes, des enfants, des familles, des gens qui nous ressemblent mais qui sont nés au mauvais endroit à la mauvaise période. C’est compliqué bien sûr de ne pas totalement se réjouir de la chute d’un despote sanguinaire, c’est difficile d’émettre quelques réserves raisonnées pour défendre le peuple palestinien après le 7 octobre mais si nous nous laissons emporter par un courant majoritaire médiatique sous prétexte qu’une omelette se fait en cassant des oeufs (comparaison triviale entendue) alors on perd ce sens de l’humanité si précieux pour éviter coûte que coûte que se renouvellent des génocides, des terrorismes, des folies dramatiques.