Fouilles. 4 avril
Il existe souvent des coïncidences fortuites, il existe aussi par la ténacité humaine des parallèles étonnants: d’un côté les guerres, les bombes, les destructions de villes, de site, l’invasion suivie de massacre tout cela et plus encore relaté en permanence comme si nous étions au spectacle en direct, sans filtre.
Et puis deux informations viennent déranger cette position de spectateur d’aujourd’hui: à Gemenos près de Marseille et dans le Gard par la volonté d’archéologues minutieux on apprend des découvertes datant a minima de 2000 ans de restes de civilisations oubliées. Des lieux habités avec des structures urbaines par des peuples ingénieux. Comment vivaient ils ? Où habitaient ils (ou elles)…en grattant les sols de certaines villes il n’est pas rare (c’est le cas à Nimes) de mettre au jour des rues, des murs, des maisons, des objets ustensiles domestiques et ainsi le temps s’inverse. Ces découvertes remarquables obligent soudain à retourner en arrière, à chercher à comprendre comment ces grands ancêtres étaient organisés, comment ils mangeaient, se déplaçaient…
Tandis que quatre membres d’un équipage US va effectuer des tours de Lune, des spécialistes d’archéologie avec souvent des volontaires bénévoles fouillent nos sols pour donner à l’histoire de l’Humanité des bases de connaissances plus grandes. Ce sont des trésors à priori inutiles et cependant nécessaires pour enseigner aux générations à venir qui elles aussi feront des guerres, des massacres, des destructions parce que la nature humaine est ainsi faite de guerriers et de folies autocratiques, pour enseigner éduquer celles et ceux qui sont attachés à une Histoire des civilisations à bien des égards riches de leurs expériences. Qu’apprenons nous du passé qui peut au présent éviter des désastres ?