Environnement 24 mars
IL suffit, pour ceux qui ont le privilège d’avoir un bout de terre, un lopin autour de leur maison, une champ voisin, d’observer les prémisses du printemps. Des fleurs adorables pourvues de couleurs tendres se montrent, sortent de leurs enveloppes, des feuilles encore enroulées sur elles mêmes ont hâte de se transformer, de s’étendre. Ce sont des beautés en devenir, des signes charmants d’une saison nouvelle. L’environnement se rappelle aux humains soumis depuis plusieurs mois aux images terribles de guerres et bombardements donc aux destructions des terres et des habitats, des zones rurales sacrifiées. En Ukraine, en Palestine, au Liban les bombes ravagent la nature. Les morts et les blessés se comptent par dizaines de milliers. Des vies détruites, des frontières effacées et toute l’écologie abandonnée aux débats d’assemblées. L marche du monde se soucie de moins en moins de l’environnement. Les débats électoraux ne disent plus rien de la préoccupation majeur, à savoir le bien être de la planète, la sauvegarde des arbres, des prairies, des eaux…L’obsession de la satisfaction immédiate des chantiers divers conjugués aux guerres a remisé cette urgence dans un grand oubli désastreux.
Les verts pâtissent électoralement de cette situation et plus généralement la prise de conscience des dangers du changement climatique s’absente des objectifs gouvernementaux. Et pourtant pendant que les hommes tuent, massacrent, anéantissent leurs territoires au nom de nationalismes meurtriers le climat se dégrade en silence.