Dinguerie 4 mai
Il y avait dingue, dingo et maintenant dinguerie. Le mot est annoncé comme adopté par Larousse. La dinguerie semble donc une généralisation bienvenue puisque les dingues , gens peu ordinaires qui parfois sont qualifiés de fadas, mais qui se multiplient à tous les étages, s’affichent en des lieux à priori réservés à la raison, à la rigueur et opposés à toutes les dérives excessives. Ainsi l’élection de Donald Trump a sérieusement bouleversé le langage international, bien accompagnée par la présence de copies sinistres à Moscou, Ankara, Santiago du Chili ou Pyongyang entre autres, et légitime semble t il cette entrée dans le dictionnaire du terme générique de dinguerie. Pour ne pas en rester au seul domaine politique j’ajouterai que l’entreprise médiatique cultive aussi des exemples tonitruants de propos dingues qui méritent de conforter l’univers barjot. On peut en rire mais pas trop. Rire de tout me va mais pas en compagnie des acteurs de cette dinguerie qui se nourrit de fausses nouvelles, de bluff, de rumeurs, d’imprécations, de vulgarité comme de sottises crasses ou encore d’injures racistes. La dinguerie est virale et frôle maints secteurs pourtant nécessaires à la vie démocratique. Le n’importe quoi serait sans importance s’il ne s’agissait au jour le jour de constater combien l’humanité peut s’écarter de dangereux personnages qu’il serait imprudent de juste considérer comme des dingues. Ils nourrissent les pires idées, les pires folies meurtrières et la dinguerie est à cet égard un bien faible qualificatif.