Départ 29 avril

Et ses larmes soudaines, la détresse qui pointe, les mots qui se bousculent. La peur du vide, de l’absence qui va sitôt le départ assaillir celle qui reste, qui a choisi de rester. C’est un aveu si beau, si fort d’amour, une manière de mettre à nu le sentiment qui lie deux êtres, une rupture de silence, une reconnaissance profonde de l’attachement que j’ai pour toi.

A force de vivre sans commenter ce qui semble être une banale évidence il faut aussi un départ, un vide, un vertige de solitude pour fendre toutes les murailles que l’on bâtit en soi envers l’autre.

C’est mieux que dire je t’aime en claquant une bise de côté. C’est tellement plus immense.