Demain. 8 septembre

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C'est quoi demain ? quelle question ! la subvertion nationaliste est en cours, les réactions électorales en Allemagne (mais pas que) qui tendent à laisser croire que les peuples sont capables d'oublier leur passé, leurs terribles passés suscitent des réactions politiques courtes. La seule question qui vaille c'est quel sera l'avenir de ceux et celles qui sont nés il y a moins de vingt ans.

Le changement climatique n'est plus une théorie c'est une réalité aussi bien en Inde qu'ici, aussi bien dans les zones urbaines que dans les tréfonds des hameaux d'Ardèche. Tout est à considérer à partir de cette réalité.

Quelle sorte de vie collective pouvons nous imaginer, proposer? Les conflits sanglants de ces années immédiates occupent l'essentiel des commentaires mais si l'on cherche à documenter demain c'est à dire, cinquante ans, cents ans (ce qui est peu) comment l'envisager ? Quel urbanisme , quel type de construction, quelle alimentation avec quelle ressource agricole ? Les possibilités données par l'IA, la capacité de produire sans activité humaine, les relations entre personnes, la place des religions, croyances, reproductions de modèles numériques qui s'affranchissent de toute créativité sortie d'un cerveau non connecté, tout est envisageable et forcément générateurs de transformations radicales de l'humanité. Comment résister, comment proposer autre chose que le gain, la productivité, le classement, la compétition ?

Réfléchir à ce futur laisse désarmé. Pour peu que l'on soit attentif aux sorts des peuples les plus faibles, les moins capables de résister aux envies de puissances, de mettre fin à des cultures (c'est la tendance des extrêmes droites européennes qui désignent l'ennemi arabe, l'ennemi étranger, l'ennemi qui traversent des mers et tentent de s'intégrer là où les richesses sont visibles) il est malaisé de dessiner un autre monde. Et pourtant il est possible, il existe même dans l'histoire millénaire les exemples de renversements heureux.

Il faut parler, s'engouffrer dans le débat d'idées, confronter nos connaissances (et découvrir qu'elles sont pauvres) sortir des rituels conservateurs où ce que l'on appelle les modérés ne font entretenir un modèle à bout de souffle et s'avouer enfin démuni devant des peurs irraisonnées, recommencer alors à tenter de convaincre que les leçons d'hier sont à méditer. Les théories racistes et fascistes resurgissent parce que nous avons abandonné ce qui s'appelle l'attention aux autres, à hauteur d'hommes et de femmes. Demain n'est pas voué à être une nuit.