Carburant . 18 septembre

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Est ce le début ou la fin d'un mode de vie ? A entendre les demandes des pêcheurs, des transporteurs, des agriculteurs, des taxis, des quidams contraints de prendre leurs véhicules pour aller travailler parce que les transports en commun sont insuffisants, parce qu'ils sont obligés d'aller habiter loin du centre ville de Paris ou d'une autre grande ville, le prix du carburant est un indicateur essentiel. Pour se déplacer, aller bosser, produire ou vendre ce que l'on a cultivé, ramassé en mer notamment, suppose de dépenser désormais des sommes importantes pour faire fonctionner les machines utilisées. Des dizaines de milliers d'euros par moi pour certains. Ce qui annonce des faillites.

Evidemment cela ne dépend pas seulement de la France, de son gouvernement mais du contexte international, des folies de Trump, des guerres engagées sous pression d'Israel ou d'Iran...

Comment se rendre moins dépendant de ce carburant polluant ? Comment poursuivre son activité professionnelle sans être lié aux variations du prix du baril, elles mêmes conséquences de guerres, de frappes, de négociations officielles ou avortées ? L'équation semble insoluble tant les attitudes contradictoires des USA, les roueries criminelles de la diplomatie iranienne, les menées erratiques saoudiennes ou les avancées des Houthis du Yemen compliquent le raisonnement. Une chose est certaine nous sommes pieds et poings ligotés par les guerres au Moyen Orient lancées par Nétanyahou et Trump sans que ceux ci aient songé un instant que l'Iran n'était pas un ennemi de pacotille.

Alors ici on subit, on s'arrange. Mais il serait grand temps de réfléchir à une société où le carburant issu des champs pétrolifères serait d'une importance mineure, où nos moyens de transports de personnes comme de fret seraient possibles sans essence, diesel ou autre dérivé pétrolier. Toute une société de demain est à revoir. Que ce soit pour la culture des biens vivriers, le besoin en matières textiles, la fabrication de biens de consommation courante...L'usage que nous faisons du pétrole est désormais dangereux non seulement pour nos économies mais aussi pour l'air que l'on respire. Il faut imaginer une autre manière d'être, de consommer, de se déplacer, de vivre...Pas simple mais possible. Depuis des décennies, des idées ont été lancées, souvent décriées, parodiées parce que venant des écolos ou des organismes indépendants, mais elles sont la seule réponse intelligente pour le futur des générations.