Coût de la vie 21 mars

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L’effet collatéral devient plus intéressant pour nous, notre façon de vivre, notre consommation, nos modes de transport. Il semble que la guerre elle même, les bombardements israéliens faits sans distinction au Liban (plus de mille morts et un million de personnes civiles déplacées) voire les missiles US en Iran ne soit pas la préoccupation majeure occidentale, pas plus que la résistance inouïe des ukrainiens !... Tout est une histoire d’argent ...c’est l’une des phrases finales du film La Guerre des Prix, phrase prononcée par le comédien Olivier Gourmet toujours aussi juste, aussi impressionnant.

Le coût de la vie: l’essence, le gaz dans cette actualité tragique. Le coût de la vie au cinéma: les produits de la terre, l’alimentation, sa qualité, son prix et l’arrière boutique effrayante. Ces derniers jours Michel Edouard Leclerc toujours assez sûr de lui et quelque peu donneur de leçon affirmait qu’il y aurait dans ses centres une baisse de 30 centimes à la pompe pour le diesel et l’essence. Il a fait son mea-culpa culpa. Dont acte. C’est gratuit et la mémoire collective est fragile.

Dans le film La Guerre des Prix (réalisé par Antony Déchaux) il s’agit de yaourts et d’une chaine de grandes surfaces, il s’agit surtout des marges bénéficiaires, des centrales d’achats qui font la loi et se fichent pas mal des dégâts humains. Une femme prénommée Audrey, interprétée avec talent par Ana Girardot va connaitre les affres et les douleurs de ce milieu impitoyable. Le sort des producteurs, des éleveurs, des petits travailleurs de la terre en somme est négligeable et négligé au point de les mettre à mort ou presque. La leçon de ce film qu’il faut aller voir est terrible pour ceux qui peuvent croire encore à l’équité du marché, au respect des personnes. Leçon de cynisme dans ce milieu agricole où les arrangements des plus gros (souvent avec l’assentiment tacite du syndicat majoritaire) détruisent peu à peu la vie des simples paysans attachés à la qualité de ce qu’il produisent...