Chanson 14 juin

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Ivre d’une fin de soir mois de juin 

Mois de jours sans herbe fraiche 

Une avenue de Paris longue et noire 

Trois jeunes filles qui chantent 

Boucles d'oreilles boucles de nez 

Tatouages et marques de sangs 

Les chaleurs lourdes s’effacent 

Les trottoirs en théâtres 

Elles chantent ou fredonnent  

La bohème d'Aznavour 

Le poète toujours survit 

La bohème à tue-tête 

Le baladeur prend son temps  

La solitude l’accompagne 

Le reste du monde à portée  

A portée des yeux et des cris 

Elles chantent leurs libertés 

De s’aimer de ne pas calculer 

Le baladeur mains en poches 

Titube hésite avance puis sourit 

A cette vie continue 

A ce qui va lui survivre 

Que poursuivent les chansons 

Les symphonies des maîtres 

Les fanfares des rustres 

C'est une marche en ville 

Une façon d’allonger le temps 

Qu’écrirai-je encore demain 

Ces impressions étranges 

Cette chanson vieille 

Qu'elles chantent à trois voix 

Qu'elles portent enfin à mi-voix 

Qui me guide avant la nuit 

Pour aimer tout ce qui suit.