Bavardage. 6 avril
Lundi de Pâques, bonnes affaires pour les chocolateries. On parle météo, week end, prochaines vacances, santé, on prépare ce que l’on va manger, on bavarde. Le bavardage est une occupation parfois bien frivole, des échanges de mots et de phrases qui pourraient tout aussi bien être répétées ou bien l’ont déjà été. Difficile de renouveler son bavardage…l’écriture suppose nettement plus de renouvellement. Très vite on s’aperçoit qu’un mot est double, qu’un verbe apparait trois fois, une expression a déjà été employée. La correction d’un texte , d’un papier journalistique ou mieux d’un manuscrit exige de la vigilance…il m’est arrivé de relire quelques textes de poésies que j’avais publié et de pester car je n’avais pas suffisamment été attentif, qu’il adjectif était usé à force de revenir dans mes vers…l’écriture sanctionne alors avec la lecture à haute voix toute facilité. Lors d’un discours il est parfois malin de répéter (anaphore) une idée en des termes identiques. C’est une arme dialectique. Mais c’est aussi le risque de lasser.
la langue dont nous usons est tellement riche qu’il est plus que nécessaire d’avoir à portée de mains un dictionnaire…(c’est mieux que l’IA), d’y aller trouver un synonymes, un cousinage de sens…et ainsi de nourrir peut être iun bavardage anodin avec des vocabulaires moins convenus.
voilà un effort à entretenir ici même.